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Gabon: Le Synamag reprend le mouvement de grève

Gabon: Le Synamag reprend le mouvement de grève

Libreville, Samedi 20 Mai 2017 (Gabon Presse) – C’est suite à la décision de l’assemblée générale tenue le 11 mai 2017, au terme de laquelle, la décision de la reprise du mouvement de grève a été prise, mettant ainsi fin à la suspension observée depuis plus de trois mois que le bureau du syndicat Nationale des Magistrats du Gabon (Synamag) s’est retrouvés au palais de justice le mercredi 17 mai 2017.

Le 14 février dernier, le Synamag avait suspendu son mouvement de grève dans le but de laisser au gouvernement le temps nécessaire pour mener à bien les procédures administratives et financières utiles à la prise en compte budgétaire des points de revendication des magistrats. Des revendications qui pour le rappeler,consistaient à:  Doter les tribunaux administratifs de Franceville et de Port-Gentil, ainsi que la cour d’appel administrative et le tribunal administratif de Libreville, de bâtiments pouvant les abriter; régulariser la situation des magistrats  irrégulièrement affectés dans les juridictions ne relevant pas de leur spécialité; rendre  applicable le décret numéro 404 aux magistrats hors hiérarchie; doter ces derniers de toges; procéder à la liquidation de la prime d’incitation à la performance du premier trimestre de 2014.

Mais force est de constater que plus d’un mois après l’échéancier convenu entre les deux parties, aucune avancée concrète n’a été observée dans le traitement des dossiers objets des revendications. Toute chose qui laisse entrevoir la légèreté sinon la désinvolture avec laquelle ces questions ont été abordées par le gouvernement. Et serait par ailleurs à l’origine de cette énième montée au créneau des hommes en noir. Monsieur Germain Ella Nguema président du Synamag a déclaré:<< chers collègues, chers camarades, peuple gabonais, aucune autre expression ne peut exprimer le désintérêt ainsi affiché par les autorités si ce n’est que notre tolérance semble avoir été prise pour une faiblesse. Notre réserve a été exploitée à nos dépens et notre impartialité transformée en une arme dirigée contre nous>>.

Au sortir de cette assemblée générale, une suspension de travail assortie d’un service minimum limité aux audiences en cabinets et délibérations a été à nouveau décidé sur tout l’étendue du territoire jusqu’à satisfaction totale des revendications. Cette suspension qui paralyse la justice, vient une de plus alourdir le cahier de charge des mouvements de grèves à répétition dans le pays depuis que Ali bongo Ondimba a pris le pouvoir de force. Toute chose qui a pour corollaire l’instabilité politique et économique qui semble ne pas favoriser la présence des investisseurs étrangers.

FIN/GABONPRESSE/JM/2017

 

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